60.955 habitants (Source INSAE du recensement 2002)
Densité :189,9 habitants / Km².
Nombre de ménages : environ 1.1342 (taille moyenne de l’ordre de 4,5)
Hommes : 48,14%
Femmes : 51,86%
Jeunes : 80% et sont âgés de moins de 40 ans
Population active : Plus de 80% en majorité des femmes dans le secteur agricole.
Historique
Avec les premiers habitants du village, les vols s’opéraient très facilement, sans pratiquement aucune peine parce que les moyens de sécurité étaient dérisoire. Alors pour sauvegarder leurs biens de valeur, les chefs de famille dissimulaient lesdits biens dans un buisson entouré de lianes épineuses. Ce sont ces lianes qui rendaient aux voleurs, l’accès difficile aux biens cachés. De plus, ils ne pouvaient pas imaginer d’emblée que des objets de valeur étaient dissimulés dans un buisson. Cette stratégie a donc fait réculé les cas de vols et les chefs traditionnels devaient alors conclure en disant que :
- Le vol a fuit, d’où le nom ADJOHON qui, traduit, signifie ADJO ( le vol) HON (a fuit) ;
- Les épines épargnant les vols sont par conséquent des épines contre le vol ; c’est ce que rassemble le vocable ADJOHOUN qui, par traduction également donne ADJO ( le vol) HOUN ( épine) ou l’épine du vol (ADJOHOUN).

Peuplement
Adjohoun est caractérisée par une unicité ethnique et linguistique issue des migrations de populations fuyant les razzias du royaume d’Abomey au nord, ou poussées par l’avancée de la communauté Yoruba à l’Est. Le peuplement de cette région remonte au 17ème siècle et s’est réalisé par des vagues successives de sous-groupes ethniques venus d’horizons divers :
- Les Fanvinous (ou Ifèvi, fils d’Ilè-Ifè) ayant quitté le Nigeria à la suite d’une discorde entre le fils du roi et la population.
- Les Fons, les Aïzos, les Adjas venus du plateau d’Allada et du Mono.
- Les Adjas venus du Mono.
- Les Wémènous, descendants de Togbota, l’ancêtre fondateur de l’ancien Royaume des Wémènous du plateau d’Abomey.
- Les Djigbénous et Kpomènous, originaires du Nord du plateau d’Allada.
- Les Tossonous d’origine Yoruba, seraient partis d’une localité située à l’Ouest d’Abéokuta (Nigéria).
- Les Glonous d’origine Igba, seraient venus d’Abeokuta.
- Les Gbékonnou seraient venus de Zangnanado
- Les Glanou qui seraient venus d’Oyo au Nigéria.
Pratiques religieuses
Christianisme : 30%
Islam : 5%
Religions traditionnelles : 65%
L’organisation sociale et les principaux groupes ethniques
Sur le plan de l’organisation sociale, on remarque que les institutions traditionnelles co-habitent avec les institutions modernes mises en place par l’administration centrale. Quelques chefferies traditionnelles restent vivaces dans certains Arrondissements de la Commune ; on y retrouve de nombreux dignitaires de cultes exerçant un pouvoir sacré et respectés comme tel.
Les coutumes varient d’une collectivité à une autre et d’un milieu à un autre. Par exemple le Chaï chaï chez les Djigbénous d’Azowlissè, amène la paix et favorise la production agricole. Le Oro dans quelques Arrondissements plus précisément à Awonou, Akpadanou, une partie de Adjohoun et d’Azowlissè est destiné à chasser les mauvais esprits.
Le Zangbéto dans presque tous les Arrondissements assure la sécurité traditionnelle de toute la population. Cependant, on en enregistre plus d’inefficace de nos jours.
On dénombre quatre (04) ethnies essentielles : le Wemε, le Fon, le Yoruba et le Adja.
L’ethnie majoritaire est le Wemε, suivie des Fon et des Yoruba.
Les religions importantes sont : l’animisme, le christianisme. On observe également le développement de l’Islam dans la Commune et un foisonnement des églises.
L’homogénéité linguistique constitue un fait remarquable et devrait constituer un levain pour le fonctionnement de la solidarité.
